La Zone est en danger et pourrait disparaître.

La Zone est en danger et pourrait disparaître.
On a tout fait pour ne jamais devoir écrire ces lignes mais il est l’heure de le faire.

Pour nous soutenir, il suffit d’effectuer un virement sur le compte BE61 5230 8173 6117

Notre santé financière est gravement mise à mal par la conjoncture économique et politique.
On parle de plusieurs dizaines de milliers d’euros par an.

À un tel point que nous sommes obligés aujourd’hui de demander votre soutien le temps de trouver un second souffle.

Nous allons travailler d’arrache-pied pour trouver une impulsion novatrice qui nous permettra de continuer à défendre, via l’art et la culture, nos valeurs que sont la défense des minorités culturelles, l’accessibilité financière, la création de lien social, la lutte contre l’obscurantisme et l’extrême-droite (dans ses anciennes et nouvelles formes), etc. Nous veillerons à ce que ce tournant respecte nos principes.

Sans votre soutien, « La Zone » pourrait fermer ses portes très rapidement. Nous allons faire ce que les partis au pouvoir ne sont pas capables de faire (comprenez « ne veulent pas faire parce que toute leur idéologie politique est basée sur la défense d’un système malade depuis longtemps) : trouver des alternatives et rebondir.

Nous vous garantissons que, grâce à votre aide, nous allons œuvrer pour que La Zone reste La Zone, c’est-à-dire un endroit alternatif et accessible au service d’une culture foisonnante et riche en idées nouvelles, un lieu d’expérimentation qui fait la courte échelle à certain.e.s artistes pour leur permettre de rayonner et d’aller plus loin, une structure que l’on prête à nos collectifs porteurs de projets (musicaux en grande partie) pour que des groupes puissent trouver une scène pro sur laquelle faire entendre leurs voix. On continuera de vous écouter, de vous permettre de vous faire entendre via le prisme culturel. On continuera de porter vos combats pour que ce monde change et devienne plus juste pour vous et pour les autres.

Si vous êtes déjà passé par la Zone en tant que public ou en tant qu’artiste, si cet endroit compte ou a compté pour vous, c’est aujourd’hui nous qui comptons sur vous pour nous filer un coup de pouce dans la mesure de ce que vous pouvez donner.

La réalité, c’est qu’on aurait préféré ne jamais faire appel à vous. On a bien conscience que vous traversez aussi une période compliquée d’un point de vue financier. Au delà de ça, il n’est pas normal que ce soit aux citoyen.ne.s de soutenir le secteur associatif. Nous payons des impôts et ces derniers sont censés servir à financer des services qui bénéficient à tous (culture, jeunesse, soins de santé, éducation permanente, insertion socioprofessionnelle,…). À la place de ça, notre argent est dépensé en armement (34 milliards d’euros à l’heure actuelle) et il y a un refus volontaire de faire contribuer les épaules les plus larges (évasion fiscale : 30 milliards d’euros chaque année).

Il est clair que les décisions politiques prises à l’heure actuelle ont pour objectif délibéré de faire crouler notre secteur en l’asphyxiant lentement et en ne lui donnant plus les moyens financiers nécessaires à son bon fonctionnement. On pourra donc dire que nous ne sommes pas en capacité de mener à bien nos missions et donc nous obliger à fermer.
Les activités du non-marchand sont par essence non-rentables puisqu’elles servent à donner accès à des soins de santé, à l’éducation, à la culture,… à l’ensemble des citoyen.ne.s, même ceux et celles qui ont peu de moyens. Notre secteur est pourtant d’autant plus essentiel maintenant quand on voit l’appauvrissement général de la population et la nécessité de respirer dans un monde où nos existences ne tiennent qu’à un fil.

Nos décideurs politiques prennent des mesures inefficaces qui n’ont pour seul effet que d’endetter les générations futures un peu plus chaque jour. Leur gestion financière du pays est ultra catastrophique. C’est du jamais vu en termes d’amateurisme, de copinage, d’enrichissement des plus riches, de perte de qualité de vie et de pouvoir d’achat, de faillites et de licenciements,…Et, paradoxalement, c’est à nous qu’on demande de serrer la ceinture et de trouver des solutions.

Ils présentent toujours les choses comme s’il n’y avait pas d’alternatives. Il s’agit, en réalité, de choix politiques délibérés de ne jamais faire payer ceux qui s’enrichissent en leur demandant de contribuer (un tout petit peu) à la société qui leur a permis d’étudier, de se soigner, de s’instruire, de se cultiver, etc. L’objectif ? Se faire ré-élire en basant toute leur communication sur la peur de l’autre, les « profiteurs » malades, les gens qui survivent au chômage (après avoir cotisé de nombreuses années pour y avoir droit), le faux cliché de l’étranger dangereux…Bref, tout l’arsenal bien connu de l’extrême-droite qui joue sur les peurs sans amener de solutions.

Ces gens représentent un réel danger parce que, ce qu’ils savent aussi pertinemment bien, c’est que l’enseignement, la culture, les associations actives dans la lutte pour les droits des minorités, etc., ce sont autant de remparts qui permettent à la société d’avoir des contre-pouvoirs et de garantir la démocratie. Quand ces contre-pouvoirs n’existent plus, quand on étouffe la parole publique et l’esprit critique, tout ce qu’il reste, c’est le totalitarisme et une violence de l’appareil d’Etat que rien n’arrête.