Samedi 6 novembre • 19h • Entrée libre
Couleurs Cagole est une expo réunissant les deux artistes bruxelloises Mona Margot et Noémie Barsolle.

Elles y présenteront leurs travaux personnels, dont la parentée saute aux yeux, mais aussi des dessins réalisés sous une impulsion commune, celle de célébrer les cagoles ! (cagole : nom féminin désignant une jeune fille ou femme affichant un comportement et une apparence jugés extravertis, bruyants, provocants ou vulgaire). Les oubliées, les maltraitées, taxées d’idiotes parce qu’elle affichent une vulgarité et un mauvais goût assumé, mais aussi parce qu’elles utilisent leurs corps comme un outil d’émancipation.
Noémie Barsolle est née à Paris en 1981. Très tôt, il lui est apparu que tenir un crayon entre ses.mains était une bonne idée. Son premier dessin abouti représente deux personnages de dessin animé (Clémentine et Wendy) en train de jouer au tennis. Après des études en arts appliqués à l’école Olivier de Serres – à Paris -, elle cumule les petits boulots ingrats pour payer son loyer et financer ses auto-publications. Elle a publié un ouvrage chez United Dead Artists en 2004 «Suture à point», puis plusieurs autres ouvrages chez des petits éditeurs (Stratégie Alimentaire, La Commissure, Rue des Promenades, Storylab, …). De 2005 à 2013 elle réalise le fanzine “Saignante”, et depuis 2016 le fanzine “Snack fatal” avec des bandes dessinées, des dessins, des blagues et des invités.
Depuis 2018, elle fait partie de l’équipe du Sterput, galerie librairie associative et alternative à Bruxelles.
En 2022, sa première bande dessinée « Ugly babies » est publiée par l’éditeur bruxellois « la cinquième couche ». À ses heures perdues, il lui arrive de participer à des matchs de catch de dessins sous le pseudonyme de Sabrina Pancréas. Aujourd’hui, après des études en art thérapie, elle vit et travaille à Bruxelles où elle jongle entre le dessin, l’auto-édition, ses deux enfants, et son boulot dans le social…
Noémie Barsolle porte sur l’humanité un regard aiguisé et inquiet. Ses œuvres, que l’on retrouve notamment dans ses fanzines aux parutions aléatoires et réjouissantes « Otokar », « Saignante », et « Snack fatal », révèlent le grotesque, la violence, et l’infantilité de l’humanité. Entre poésie enfantine et trouble adulte, ses œuvres sont de la matière dont on fait les rêves et les cauchemars. Un travail éminemment personnel, au croisement des genres, cru et pop à la fois.
Mona Margot est une artiste basée à Bruxelles, née en 1989, en France sur la côte d’azur. Pendant plus d’une dizaine d’années elle officie en tant que tatoueuse, puis décide d’abandonner la vie d’artiste à plein temps pour se consacrer à l’illustration, sur le temps libre que lui concède le capitalisme.
Depuis, elle expose régulièrement ses dessins, notamment au Sterput, dont elle fait partie aussi. Dans ses dessins au feutre, Mona dessine des personnages, presque toujours des femmes, utilisant des couleurs pastels, brumeuses, et fluo, au sein de compositions denses. À l’intérieur de ces univers violents, les femmes reprennent la place qu’on leur a volée, par les armes, les cris et les larmes. Visages colériques, accessoires de mode brillants, et animaux mignons se côtoient dans un monde toujours en tension. L’artiste prône à travers son travail la rage et l’esprit de vengeance qui se niche au creux de toutes les femmes de ce monde et de toute la galaxie …
