LES NUITS INDÉS INDOOR

Avec Jet Lag + The Scrap Dealers + L(h)azarus

Samedi 7 mars • 20h • 10€

Une organisation La Zone & Sphères Sonores

Cette soirée de concerts s’inscrit dans le cadre des Nuits Indés Indoor de la Province de Liège. Alors, pour coller un peu à la thématique du truc, on a eu une idée superbe, magnifique, éblouissante, incroyable (et encore, on se retient au niveau des superlatifs tellement on est modeste).

L’idée, c’est de faire une affiche composée uniquement de groupes de la province de Liège. Et tout ça, rien que pour les mettre à l’honneur. Fallait y penser hein. Et puis on s’est dit que ce serait peut-être bien de faire une affiche cohérente au niveau du style, ou au minimum que les groupes qui la composent soient complémentaires. Bon, alors on a choisi la fine crème, que dis-je la fleur du post punk shoegaze psyché Liégeois. Et ouais.

L(H)AZARUS est un duo guitare batterie qui aime le post punk, le stoner, le shoegaze et le garage. Et à la faveur d’une inexplicable coïncidence, les deux lascars proposent une musique rappelant fortement le post punk, le stoner, le shoegaze et le garage. C’est quand même pas mal d’être rassuré par des mecs qui nous rassurent à propos de trucs rassurants pour lesquels on a tant besoin d’être rassurés. Et puis ils font tout ça de manière sombre, puissante et nerveuse, si si. Et en déployant une grosse énergie, ils arrivent à occuper tout l’espace disponible de votre cerveau. Alors débrouillez-vous pour garder un peu de cerveau disponible pour la suite. On va pas tout faire pour vous hein.

JET LAG et ses membres sont amateurs de post punk, de noise rock et d’expériences sonores en tout genre. Ils ont grandi exposés au son du rock indépendant des années 90. Mais pas que… Qu’ils en soient conscients ou non, ils sont clairement influencés par tout ce qui s’est passé d’intéressant dans le New York de la fin des années 70 et du début des années 80. Ça se sent, ça s’entend, ça se devine, ça dégouline. Il parait même qu’une collaboration est en route avec de vieux briscards de la grosse pomme. Des effluves de no wave vont clairement flotter du côté de la scène, c‘est pas tous les jours que ça arrive… Ah oui, ils aiment quand ça secoue, quand ça se répète, quand ça se complète, quand ça se superpose, quand ça se répond, et quand ça danse, quand ça bondit et que ça rebondit. Ils ont partagé l’affiche avec pas mal de groupes plus intéressants les uns que les autres (Live Skull, Le Singe Blanc, Facteur Cheval,…). Leurs influences sont nombreuses et ce qu’ils en font est prenant, fort, tendu et singulier, ce qui ne gâche rien.

THE SCRAP DEALERS sont nés dans un monde de désespoir et d’illusions. Ils n’ont pas choisi d’exister, ils subissent leur existence. La vie est dure, sordide et bruyante… à l’image de leur musique. Leurs morceaux oscillent entre shoegaze, noise et psychédélisme. Quand ils jouent, ils fixent leurs pompes. Pourquoi faire autrement d’ailleurs. Vous trouvez ça un peu sombre ? Erreur. De la répétition et des sonorités jaillissent une énergie communicative, libératoire et qui procure une irrépressible envie de gigoter. Surveillez vos pieds et constatez. Impossible de résister à l’envie de danser !