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Table-ronde : Afrodescendant.e.s et santé mentale

Samedi 26 mai 2018 - 14h
entrée libre

Nos pérégrinations afroféministes nous amènent à réfléchir durant le mois de mai sur les liens entre le racisme ordinaire et le développement de troubles mentaux pour ceux qui les subissent. Après un premier atelier centré sur les émotions que suscitent le racisme, nous nous pencherons le 26 mai sur l’impact de celui-ci sur la santé mentale. Pour ce faire, nous réunissons autour de la table quidam et professionnel.le.s de la santé mentale pour discuter de la problématique de la santé mentale des afrodescendant.e.s

Invitation table-ronde


Pour en savoir plus, nous t'invitons à lire la réflexion ci-dessous:

Le racisme systémique est un traitement différencié motivé par l’origine, l’ethnie, la couleur de peau, la langue ou encore la religion. Ces éléments regroupés forment ce qu’on appelle aujourd’hui la race sociologique – à ne pas confondre avec les théories autour de la race biologique depuis longtemps réfutées. Les discriminations découlant du racisme systémique prennent pour cible les personnes racisé.e.s (ou non blanches), en particulier d’origine nord-africaine ou subsaharienne avec plus ou moins d’implication dans le quotidien en fonction de le teinte de la peau, de la religion, du sexe ou de l’orientation et identité sexuelle.

Dans les faits, cela se traduit par un accès plus difficile à l’éducation et à l’emploi (la population d’origine africaine de Belgique est une des plus diplômée mais aussi plus représentée dans les chiffres du chômage), un refus au logement sur base de critères « aléatoires », etc. Dans les relations intimes (amicales ou amoureuses), les membres de ses minorités de sont pas toujours épargnés de comportements d’une certaine violence symbolique lorsque par exemple iels sont victimes de stéréotypes (les noir.e.s adorent le sexe, ou ne sont bon.ne.s que pour les activités ludiques à défaut d’être intellectuel.le.s) y compris au sein de leurs cercles proches. Certains pays comme le Canada ont reconnu ce problème. D’autre comme la France refuse de parler de racisme d’Etat et condamne les propos de ceux qui s’attache à le dénoncer comme la journaliste Rokhaya Diallo.

Les afrodescendant.e.s, individus d’origine africaine né.e.s sur le territoire belge et/ou y ayant grandi, se trouvent régulièrement tourmenté.e.s par le sentiment d’appartenir à pays dont le fonctionnement profond remet systématiquement en question leur légitimité et leur identité. Cette pression permanente, tangible à tous les niveaux de leur vie sociale, privée et professionnelle peut représenter un poids mental colossal et avoir un effet plus ou moins direct sur leur développement personnel, leur santé physique et mentale.

Le racisme systémique devient alors une question de santé publique. Dans le secteur médical, la méconnaissance de l’engrenage destructeur qu’il déclenche peut conduire à des erreurs de diagnostiques et des traitements inadaptés. Face à certaines réponses inexistantes, les patient.e.s afrodescendant.e.s peuvent éprouver un sentiment d’abandon ou bien se tourner vers d’autres types de professionnel.le.s comme des coach en développement personnel dont les techniques correspondent parfois mieux à leurs besoins et ressentis.

Aujourd’hui, le manque d’étude nous empêche de chiffrer le phénomène mais la multiplication des témoignages attestant de cet oubli/déni quasi systématique de la condition des afrodescendant.e.s nous incite à sérieusement enquêter sur le sujet en incluant des professionnel.le.s de la santé. À terme, nous espérons recueillir une base de témoignages des différents « partis » dans le but de proposer une analyse claire de la situation et des outils autant pour les afrodescendant.e.s en recherche d’aide que de psychologues en recherche de références.

C’est dans ce but que nous mettons en place des tables-rondes en compagnie de professionnel.le.s de la santé, coach de vie ayant développé des stratégies et afrodescendant.e.s afin de dresser un premier tableau de la situation en Belgique.


"Si les minorités nous disent qu’il y a un problème de discrimination systémique, nous nous devons de les écouter. Pourquoi? Parce que le problème de la ségrégation raciale en Afrique du Sud n’a pas été laissé aux soins des Blancs sud-africains. Le droit de vote des femmes n’est pas un cadeau des hommes. Et le droit à la diversité sexuelle n’est pas une affaire d’hétérosexuels".

Houssein-Ben-Ameur

Rencontre avec Mujing Rukambu

Samedi 16 juin 2018 - 14h
3€

En réponse à la projection du 7 juin au Sauvenière, nous recevons à La zone une authentique afropreneuse qui durant deux petites heures vous livrera ses trucs et astuces pour lancer son projet sans fausses notes. Autrice du blog sista diaspora et de la page womanister, Mujing est également la co-fondatrice d’empow’her network, le 1er réseau des femmes afrodescendantes en Belgique. Nous espérons que cet atelier aura un réel effet d’ « enpouvoirement » pour toutes celles qui n’ont jamais osé laisser germer les petites idées qu’elles avaient derrière la tête ou mener à terme un projet pourtant important à leur yeux. Venez prendre un bon bol de confiance, de bonnes ondes et d’énergie !

Mujig Rukambu




Public : Non-mixité choisie (femmes, femmes trans ou toute personne s’identifiant comme tel)
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