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En tête d'affiche ce soir, un saxophoniste.
DOMGUÈ est d'abord quelqu'un de gentil. Pas dans le sens neuneu du terme, mais bien dans le sens premier, c'est-à-dire quelqu'un d'aimable avec qui le rapport humain est riche. DOMGUÈ est ensuite un jazzman. Nous l'avons rencontré quand il jouait tout seul dans les rues; pour faire la manche, mais surtout pour faire de la musique. C'est à cette époque qu'il a acquis la maîtrise de son instrument, le sax. Petit à petit, sa musique s'est étoffée de machines zé d'un musicien (salut Om !) pour arriver aujourd'hui à un mélange terriblement original de voix bizarres qui font penser à du martien mâtiné de papou, de beats travaillés qui donnent une structure à l'ensemble, et d'un saxe qui fait groover tout ça. Totalement dansable, résolument dépaysant, chaque morceau est un voyage dans le monde des émotions. Le dernier album, sorti récemment en auto-prod comme les deux précédents, explore de nombreuses voies qui illustrent un style unique. Difficile à décrire. Ça ressemble à de l'electro jazz ethno groove. Lui-même parlera plutôt de jumpslap, ce qui est plus beau que " electro jazz ethno groove" il faut dire. La soirée commencera, une fois n'est pas coutume, avec le groupe qui vient de loin. Tous deux originaires de Saint-Petersbourg, Theodor Bastard évolue dans le même monde musical que Ole Lukkoye : c'est un de ces groupes géniaux faisant une musique qui ne rentre dans aucune catégorie pré-établie. Eux parlent de "bio-hack*", littéralement " bio-truc" car sinon, on pourrait établir une longue liste un peu ridicule à base d'adjectifs comme psychedelic** / groove** / ethno** / gothic** / ambient** / shamanic** / progressive** / trance** / trip hop** / etc***. * en russe dans le texte ** en anglais dans le texte *** en latin dans le texte Pour que vous vous y retrouviez, disons surtout que " Pustota", leur album sorti en 2004 sur le label allemand Pandaimonium est un kaléidoscope oriental fait de nappes de claviers et de basse soutenues par des riffs de guitare d'où émerge une voix féminine fragile qui ravira les fans de Dead Can Dance, en alternance avec un chant masculin aussi slave qu'envoûtant. Un moment magique, quasi mystique, aux portes de la toundra qui capture les esprits et ondule les corps. Think psylocibin ! http://users.skynet.be/domgue/ www.theodorbastard.com |
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