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Tout comme beaucoup d'oreilles et d'yeux attentifs parmi les afizonados 'externes' que vous êtes, les préoccupations des 'internes' (la nouvelle équipe de permanents) étaient bien entendu tournées vers LA question: comment va-t-on se démerder pour relayer les 'Anciens' à la barre de ce laboratoire? Et en y créant, qui plus est, quelques espaces d'expérimentations supplémentaires! Alors voilà, la nouvelle histoire officielle a curieusement démarré, fin septembre, en dehors de nos murs (sur Equinoxe FM 100.1), avec la reprise en mains par Gaya et Natasja de Galaxie Zone. C'est ensuite à l'une des équipes (il y en six dorénavant) des Zeudis Gourmands qui est revenu l'honneur de lever le volet métallique du '42B, Quai de l'Ourthe' sur cette nouvelle saison, suivie de près par la salle de concerts, où vont se succéder, jusqu'à maintenant, des groupes venus des quatre coins d'Europe et au-delà. Un 'ouf' de soulagement est poussé par nombre d'entre vous: on s'y retrouve assez facilement, et ce malgré les rumeurs alarmistes qui circulaient depuis la fin de saison passée! Mais les grandes manœuvres ont bel et bien commencé dans la place, au cours du galopant mois de janvier, avec la création d'un nouveau bar, et, surtout, la mise sur orbite des projets Théâtre- et VideOzonE 'drivés' respectivement par Cyber Manu de la Barge et Blabla Greg Sidéral. Les deux lascars incorporés au 'nouveau dispositif maison' ont rejoint sur la route les 'Madames Muscles' et les 'Monsieurs Pipi' des équipes 'concerts', 'tables d'hôtes' et autre 'distro' sous le poids de l'enclume des jours. Tous ces païen/NEs pagaient à 'contra-flow' certainement, mais de manière assez 'désynchro' (trop souvent pour l'instant, au goût de chacun/E). Qu'à cela ne tienne, inconsciemment ou pas, nous nous sommes toutes et tous glissé sous les mêmes draps qui se défraîchissent plus ou moins rapido. Et forcément, c'est en bricolant aux quatre coins de ce nid qu'on y laisse des traces. Oui, ici comme ailleurs, on récure, mais souvent avec deux 'r', comme dans une rengaine, chantant d'autant de voix singulières et dissonantes nos malaises individuels sur des questions d'ordre commun. Le positif dans l'histoire, c'est que sans consensus, on n'est pas prêt pour un formatage de la pensée! Pas de panique, ce n'est jamais qu'un arrêt sur image au moment où nous 'laborynthons' à tout va et effectuons donc certaines fausses manœuvres dans la manipulation des tubes à essai et éprouvettes. Il y a juste que nous sommes toujours en train de régler la mire, ce qui implique pour nous de suivre une espèce de thérapie permanente. Et d'ôter nos lunettes de reproches, envisager une approche différente et ainsi moins s'emballer lors des déballages. En considérant qu'on ne fait pas d'omelette sans casser d'œufs, reste à se mettre d'accord sur la taille et, surtout, l'assaisonnement de notre plat! Sommes-nous trop gourmand/Es? Je ne le crois pas et j'imagine mal qu'on ne puisse inventer des recettes digestes pour l'ensemble (et bonnes, tant qu'à faire)... En attendant, c'est comme si on buvait du petit 'laid' en solidarité anticipée avec les ceusses qui boiront la tasse du Petit-Leez gouvernemental qui a déjà tourné (en chasse aux fées et lutins en délicatesse avec le Service de Travail Obligatoire) avant d'être servi. Ce n'est qu'une fois les bonnes dispositions (re)trouvées que nous aurons l'occasion de manifester nos envies de dénominateurs communs et les partager ensuite. Bref, d'abord bien s'intoxiquer, puis réagir, 'convalescer' et repartir vers des autres apports ou carences de plaisir. Ou peut-être via d'autres cycles? M'est d'avis qu'il n'y a pas qu'une seule combinaison possible pour s'extirper de la quadrature du cercle. Non, pas simple pour la 'relève' de se tailler un costard de costaud... Xian Quand j'entends le mot culture... Ces quelques lignes pour vous informer d'une part que la page de notre site consacrée à la Sabam est enfin modifiée, actualisée et accessible; d'autre part l'actualité des politiques culturelles, des droits d'auteur et droits voisins, et, plus largement de la propriété intellectuelle est particulièrement abondante ces temps-ci. Des propos du Sinistre des Arts et Lettres. Ducarme décide de coupes sombres dans le budget alloué aux musiques dites non classiques et prétend dans le même temps 'renforcer des pôles d'excellence, comme le sont les festivals leaders'. Cela signifie concrètement qu'une multitude de lieux comme le nôtre, assurant la diffusion et aidant à la création des cultures minoritaires avec des moyens déjà infimes sont en danger. Certain mouvements de protestation face à ces mesures pêchent par leur argumentaire; nous prendrons pour exemple la réaction de Carlo Di Antonio, big boss du festival de Dour qui fonde sa critique sur des argument économiques inspirés par des dogmes ultra-libéraux (libre concurrence,...) guère différents dans leur essence de ceux de Ducarme. Hold-up sur la lecture publique. La communauté française s'apprête à légiférer en catimini sur le droit de l'auteur à une rémunération en cas de prêt de son œuvre. Les auteurs ont été consultés à ce sujet, ont entretenu un lobbying intense (poussés, soutenus par les éditeurs, pour la plupart vendeur d'encre et de papier à la tonne?); il est donc vraisemblable que cette disposition entrera bientôt en vigueur. Cela suscite chez nous quelques réflexions: > La loi sur les droits d'auteur du 30 juin 1994 prévoit la possibilité d'exempter les bibliothèques publiques du droit de prêt; vraisemblablement cette voie ne sera pas choisie par le législateur. Cela signifie que la lecture publique déjà sous-financée et en état de délabrement avancé devra supporter de nouvelles charges, ce qui aggravera encore la situation. > On a consulté les auteurs. Ok. Mais quid de la consultation des autres partenaires de la lecture publique, bibliothécaires et lecteurs? > On pense que les auteurs comprennent mal leurs intérêts: les bibliothèques publiques sont des espaces de découverte; il s'avère que beaucoup de leurs usagers sont des acheteurs de livres et que leurs décisions d'achat sont certainement influencées par ce qu'ils y découvrent. De la Sabam et consort. Nous sommes de plus en plus nombreux à mettre en cause les attitudes des sociétés de gestion de droits et, plus fondamentalement la logique selon laquelle tout flux doit engendrer une redevance, un payement. A la Zone et alentours nous entretenons une réflexion sur le sujet et préparons des actions visant à mettre le doigt où ça fait mal; vous en aurez prochainement des nouvelles. Aux artistes nous disons qu'il est illusoire d'espérer de ce système une rémunération équitable car son organisation favorise les gros vendeurs au détriment des artistes ayant un public plus confidentiel. Pour nous la vraie solution aux problèmes qu'ils rencontrent consiste en l'élaboration d'un statut digne de ce nom leur garantissant, entre autre, revenu et moyens de leur création. Nous ne voyons pas comment on pourrait créer un tel dispositif hors la mise sur pieds de l'allocation universelle, c'est-à-dire d'un revenu pour tous, sans conditions. Nous articulons notre réflexion sur le postulat que savoirs, connaissances, cultures nous appartiennent à tous, autant que nous sommes car créateurs et scientifiques se servent pour élaborer leurs œuvres d'un fonds commun à l'humanité. Cet argument est le plus souvent escamoté voire passé sous silence. Enfin, il faut savoir que des acteurs scientifiques et culturels sont de plus en plus nombreux à chercher des solutions à la libre circulation des savoirs et des cultures. Terminons en disant que nous sommes intéressés par toute suggestion, critique, réflexion et commentaire de votre part (contactez Michel Le Doux Jésus à la Zone). Le Doux Jésus |
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