|
|
|||||
|
|
|
|
|
|
|
|
Sortez vos superlatifs : ce 12 janvier, nous avons la chance et le plaisir de recevoir dans les murs de la Zone un des groupes phares de la scène indie/post-rock, en la personne des Windsor For The Derby. Révélés par deux albums parus sur l'excellent (et malheureusement défunt) label Trance Syndicate, ils sont surtout connus pour être les auteurs de "Difference and Repetitions", un album majeur produit par Michael Gira (des Swans) sur son propre label, Young God Records. Musique envoûtante, paysages sonores élégants et explorations instrumentales sont les ingrédients essentiels de ce LP, qui soutient la comparaison avec des groupes tels que Tortoise, Mogwai ou Gastr Del Sol. On y retrouve donc les ingrédients du post-rock, sublimés et rendus uniques et particuliers par le génie des Windsor For The Derby, groupe en constante réinvention, comme le montre par exemple la liste impressionnante et variée de leurs collaborations (Outre Michael Gira, on citera For Carnation, Desafinado, Star of the Lid ou Fuck). Après trois ans d'un relatif silence, ils viennent de nous pondre un tout nouvel LP "The emotional rescue", sur le label Aesthetics (Chicago). Le groupe a gardé sa propention au post-rock, voire au minimalisme (des titres comme Mythologies ou Awkwardness) mais a aussi opté pour une approche plus vocale et plus mélodique sur d'autres compos louchant vers la guitare pop intelligente et émotionnelle (en gros, ça veut dire genre Yo La Tengo) et l'airy folk éthéré et rustique (ça, c'est genre Will Oldham/Grandaddy). On attend donc un set prenant, étrange et varié ce soir. Elektro-quoi ?!? Electroschmitz ! Un point de convergence vers lequel lorgnent cinq musiciens issus d'horizons aussi variés que les groupes dans lesquels ils ont joué. Des formations au sein desquelles on retrouvait déjà les influences sombres, psychés, répétitives, atmosphériques ou électroniques décalées qu'ils mêlent dans Electroschmitz. Accompagné de divers instruments à l'usage parfois détourné (guitare, chauffage, melodica, violon-basse, ...), Electroschmitz vous invite à bord de sa dream-machine pour un voyage vers un monde où le silence n'existe plus qu'en apparence ... Guidée par une voix incantatoire ou extatique qui déclame parfois plus qu'elle chante, vous découvrirez des textes où se confondent fantastique et vie quotidienne. À la question, “Electroschmitz, c'est quel style ?”, on pourrait répondre Urban Psyche : du psychédélisme né en milieu urbain comme des fleurs de béton. Alors, si vous vous sentez l'âme d'un jardinier maçon, venez en cueillir quelques-unes ce soir. Ken Dyber est le boss du label Aesthetics, où il a signé des groupes tels que Hood, Pulseprogramming, 33°3 ou Isotope 217. Il est également bassiste dans l'Altra. Il dit aimer Clouddead, Lali Puna, Calla, The Eternals et les labels Constellation et Morr Music, ce qui nous donne une idée des disques qu'il devrait jouer. Musiques, infos et découvertes sur www.aesthetics-usa.com, une interview de Ken Dyber sur www.anewnoise.co.uk. |
|
|