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Du cabaret à la Zone? De quoi réconcilier les amateurs de chanson française, de r 'n' r, de java langoureuse et du Rocky Horror Show! Et de cabaret, évidemment!
Ils seront trois sur les planches, tâtant depuis des années à des trucs aussi divers que le théâtre de rue, la zique et autres projets. Regroupé à Marseille sous l'appellation Léda Atomica Musiques, ce collectif qui n'a pas froid aux yeux s'est vu proposer de participer à un festival d'art dégénéré. C'est pour cette occase qu'ils ont adapté "Le Bar de la Femme sans Tête" à une réalité plus actuelle (écrit par Bertold Brecht, le célèbre dramaturge allemand que l'on classerait aujourd'hui dans l'extrême-gauche). L'art dégénéré, c'est sous cette appellation qu'un jour, un moustachu et mèchu célèbre classa la culture d'avant-garde qui tentait (à sa manière) d'empêcher son accession aux rênes du pouvoir en Allemagne. Mais, c'est aussi sous cette m ême appellation que Costes est actuellement accusé par les "bien-pensants" de la Licra et de la Ligue des Droits de l'Homme (France) pour son opéra-caca "Bombes sur Koweit City"! Drôle de soubresaut de l'histoire, vous ne trouvez pas?
Et ce cabaret nous promet d'être kitsch à souhait avec un final particulièrement "dégénéré" (mais pas à la JL Costes). Un mixte où se côtoient nos propres lâchetés ou passivités. Mise en scène thé âtralisée pour toute une série de compositions musicales empruntant tant au passé qu'au présent, avec pour accompagnement une guitare, un synthé et un violon. De la très haute voltige pour la cave la plus célèbre de notre cité ardante.
Venez en famille car enfants admis si pas homophobes.
Voilà maintenant plusieurs années que les cinq membres d'Astapoulatchi n'ont rien trouvé de mieux pour s'exprimer que de faire la musica. Au début, ils étaient déjà très fâchés. Ils croyaient que c'était à cause des rappeurs, de la techno et des footballeurs. Ils se trompaient de colère...
Ils ont continué sans objectifs ni management; l'alcool aidant, chaque concert s'annonçait par avis de tempête, et ils rentraient au port ébréchés, crevassées.
De fil en aiguille, aux cris rauques et aigus, bouillonnants et apeurés du début est venue s'ajouter la soif de vivre : le groupe n'est plus le reflet d'une société en état de suicide avancé, mais bien un maillon susceptible de participer à son changement.
Témoin du passé sidérurgique de leur Gaume natale, les chansons folkloriques ajoutées au set "made in Astapoulatchi" tissent des liens tous azimuts avec les luttes sociales et font renaître l'atmosphère de la mine.
Astapoulatchi, un groupe terrien à voir en première partie du spectacle.
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