Accueil Sommaire Daniel Hélin Zéro 2000 Accueil Sommaire Daniel Hélin Zéro 2000
menu du dessus
samedi 20 à 21 h

Zombie + Zone org.
........


        C'est avec émotion que j'ai accepté la mission d'écrire cet article de présentation du concert des Dogs, un nom qui surgit d'un coin de mémoire renvoyant tout droit aux années punk, entre 1977 et 1980. À cette époque bénie, on crucifiait joyeusement les derniers dinosaures chevelus au nom de la "nouvelle vague" qui déferlait des quatre coins de l'Europe, et la musique dégageait une fraîcheur et une énergie dingues qui donnaient aux adolescents la force de crier "no future for you" au star system, à la mollesse et au conformisme ambiants.

        Évidemment, les yeux étaient braqués vers l'Angleterre où la révolution s'appelait The Sex Pistols, The Damned ou The Clash, mais le continent n'était pas en reste : les punks belges découvraient The Kids tandis qu'en France naissaient Téléphone, Starshooter, Bijou et... les Dogs! Ma surprise a d'ailleurs été grande en me documentant (grand merci à Didier et Karl, mes consultants), lorsque j'ai appris que le groupe s'était en fait créé à Rouen dès 1973. Plus proches du pub rock speedé d'Eddie & the Hot Rods ou de Dr. Feelgood avec lesquels ils parcoururent le globe, les Dogs enflammèrent les nuits très parisiennes du Golf Drouot, célèbre club rock où ils remportèrent d'ailleurs un "crochet" devant Acétylène, le meilleur groupe punk du monde de Seraing!

        J'ai presque les larmes aux yeux en écoutant une version live inédite de leur hymne, "Fier de ne rien faire" que l'on ne peut pas oublier, et en retrouvant une vieille affiche roulée depuis vingt ans, annonçant un chaud concert des Dogs au "Dirty Dick" au fond de S'raing!

        En fait, les Dogs n'ont jamais cessé d'être présents depuis lors et comptent aujourd'hui plusieurs centaines de concerts et un paquet d'albums à leur actif. Dominique Laboubée, le chanteur/guitariste qui fonda le groupe, tient toujours la barre et est accompagné depuis 1993 de Bruno Lefaivre à la batterie et de Christian Rosset à la basse, auxquels s'est ensuite ajouté Laurent Ciron, un autre guitariste.

        Croyez-en l'oreille attentive que je prête aux enregistrements récents reçus à la Zone, le groupe n'a pas perdu une once de sa pêche d'antan et livre toujours un set énergique de pub/punk rock qui puise ses influences chez les Kinks, les Pretty Things ou les Stooges. La Zone et les Dogs étaient destinés à se rencontrer et il est vraiment question de venir célébrer les épousailles avec nous! Capito? Alors, selon la formule consacrée, "Let there be rock!".

        Ce sont les Rouennais enragés de Cesium qui, toutes grattes dehors, ouvriront les hostilités à l'aide de leur rock burné aux forts relents punks. Un groupe qui brille par sa maturité, mais aussi par cette volonté nettement affichée de se démerder par eux-mêmes plutôt que de rester sur leur cul à attendre un hypothétique "découvreur de talents".

        Cesium, c'est le poing dans la gueule, le sens de la mélodie et l'attitude en prime; une recette hautement énergétique dont les principaux ingrédients sont l'adrénaline et l'électricité, comme l'atteste leur cd autoproduit, "No kidding", aux manettes duquel on retrouve Dominique Laboubée des... Dogs, et où de véritables brûlots ("Rather be dead", "Hospital" ou "Now") côtoient des plages plus émotionnelles comme "Filthy" ou encore l'imparable "I don't care" et sa ligne de basse mortelle. A découvrir sous peine de passer pour un plouc devant les voisins.

        À bon entendeur, sale cul!

        Et puis, puisqu'aucune soirée réussie ne peut se passer de la présence des dj's de Cyclops Revolution, la Mapei de l'animation musicale, nous aurons le privilège de pouvoir parler dans Dédé, the human microphone, ou de croiser la conversation avec Bron, Larsen Lupin des Ford Capri. Des fils du vent qui souffleront sur le dancefloor l'énergie de leur sélection vynilique qui aime Man or Astroman?, Vader Abraham et Slade.


menu du dessus