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Mercredi 19 |
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À genoux! Qu'est-ce que je déconne, moi? À plat ventre, oui! À plat ventre, sombres protozoaires! Wanda Chrome and the Leather Pharaohs reviennent faire trembler les murs de votre cave fétiche (et parfois fétide). Donc youpie! Décrit par une critique comme "un groupe glam-punk qui aurait maté trop de films de motards", ce trio composé de Wanda, Cliff et Paul écume les scènes u.s. et européennes depuis 1992, et est responsable d'un nombre incalculable de cas de surdité irréversible parmi le public. Un brin d'histoire pour les cancres qui ont brossé la dernière fois : après des débuts tonitruants dans leur Milwaukee natal où, à la suite d'un concours, ils reçoivent le titre de "groupe le plus bruyant de Milwaukee", ils dévastent la côte en ratiboisant les cervelles innocentes à grands coups de leur rawk'n'rawl à la Ramones, MC5 et compagnie. Leur premier lp, "Eleven the Hard Way", qui sort après un single et plusieurs participations à différentes compis, est enregistré live! Plus de couilles, plus de fun! Le résultat vaut son pesant de tripes fumantes et de plomb fondu. S'ensuit une tournée de quarante concerts à travers sept pays, puis de nouveau le studio et une poignée de gigs enfumés à l'atmosphère chargée d'odeurs d'aisselles et d'électricité en compagnie de Jeff Dahl, the Humpers et de Monsieur Wayne Kramer du MC5 soi-même en personne. Retour en Europe pour trois semaines de concerts à travers la Slovénie, la Croatie et la Serbie (Madame est serbie). Les Pharaohs se targuent d'être le premier combo ricain (avant Kiss) à être invité à se produire plus d'un soir dans la Serbie d'après-guerre et à jouer au plus grand événement de Slovénie, le Zagaga Rock Fest (fallait que j'vous l'écrive!). Le second lp, "Dangerous Time" voit le jour sur le label Beer City dans le cambouis et le rugissement des V-8 peu après leur retour aux States et quelques gigs avec Marky Ramone et les skateux d'U.S. Bombs. 1998 : quatrième tournée de cinquante dates pour Wanda & co et passage à la Zone en compagnie des sémillants zelvètes de Lombego Surfers. Depuis, ils ont refranchi plusieurs fois l'Atlantique et ont refait un passage par la case studio avant de nous revisiter et foutre la trûlèye à Liège dans la foulée de ce qui sera leur sixième tournée sur le vieux (in)continent. Rencard obligé pour tous les amateur/euses de motor rock et autres maniaques des Stooges, de Radio Birdman, N.Y. Dolls et compagnie. Ouvrons maintenant notre manuel de rock'n'roll au chapitre "psychopathes"... Deux ans déjà depuis que Chuck Nozem s'écrasa sur terre avec son space scooter, en raison d'avaries causées à ses instruments de bord par les infectes beat techno house captés par l'ordinateur au large de notre planète. Seul survivant du crash, coincé avec ses deux guitares sur la terre (à Lanklaar, pour être plus précis) et rendu furax par les gožts musicaux pue-du-cul de ses habitants, il jura de se lancer dans une croisade sanglante contre tout ce qui n'était point rock'n'roll. En quête d'un bassiste, c'est lui qui fit évader Bloodshed Bob lors de son transfert à la prison de haute sécurité de l'Arizona. Condamné à 666 fois la prison à vie pour de nombreux massacres lors de disco-parties à la con, ce maniaque de la quatre cordes était l'homme de la situation. Gringo Bud fut recruté comme cogneur peu après, alors qu'il venait de se faire virer d'un obscur combo en quête de hits, the Bietels, dont les membres avaient préféré un vieux gras du bide maniéré du nom de Ringo Starr plutôt que le gožt prononcé pour l'exhibitionnisme et l'obscénité du gringo. Ces trois jeunes malades, liés par la quête d'une revanche infernale sur l'humanité et par l'amour de G.G.Allin, des Murder Junkies et des Monsters, étaient maintenant prêts à lancer une offensive planétaire pour la prise du pouvoir absolu. Bronco Billy and the Aztro-Zombies était né. Désormais, plus personne ne serait jamais à l'abri. Nulle part. |
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