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Retour de flamme de réveillons oblige, vous voilà la tête profondément enchâssée dans le fondement. Oh, comme vous avez la gueule pâteuse! Oh, la vilaine haleine pourrie! Oh, les gargouillis d'estomac! Oh, vite, les chiottes! Oh, comme vous le détestez déjà, l'an 2000!!!
Encore heureux, malheureuses créatures de luxure, que la Zombie Creeping Flesh Search and Destroy Unit pense à vous. C'est par une bouffée de rawk'n'rawl garage façon sixties que nous vous proposons de sortir de ce marasme gluant oú vous marinez comme de tristes harengs saurs malades du foie qui font pitié à voir. Ils s'appellent The Scamps et pratiquent depuis 1996 un mix infernal de rock dans la veine des Monsters, Devil Dogs, Spiderbabies et autres Sonics. Le line-up original est un rien foireux et, ce n'est qu'avec l'arrivée de la délicieuse Christina à la batterie en 1997 que le trio teuton commence à écumer le vieux continent à grands coups de riffs bourrins et teigneux à crever avant de balzinguer une première plaque imparable, "Revenge of the Scamps" (Wild Youth/Crazy Love Recs.) .
Las, il n'est de meilleure compagnie qui ne se sépare; exit donc Christina qui est remplacée par le tout aussi impitoyable Animal Mark. On retrouve alors les Scamps sur une chiée de compis puis, vlan, c'est la torgnole! Le second LP, "Rock'n'roll", atterrit dans les bacs : un microsillon tout droit sorti des flammes du fin fond de l'enfer sur lequel il n'est pas un larsen à jeter. Avec concision, nos trois Wisigoths y résument leur philosophie, "We are the Scamps...and we don't like you!". Guilleret et crapuleux à la fois, le garage rock des Scamps ne peut que vous remettre d'aplomb. Ah, vous voyez, vous voilà déjà ravigotés!
Branchons maintenant le chronoscaphe sur les 70ies, direction le rock stoogien de Hulk, un trio aussi, mais bruxellaire celui-là. Et attention, on y retrouve que du beau linge! Ren (ex-Knife Clatter, Demon, La Muerte), Matt (Demon) et Mich (Frank Marx, La Muerte) étaient, raconte la légende, accoudés au zinc et lichetronnaient comme des veaux depuis des plombes lorsqu'ils furent bien inopinément exposés à une forte dose de rayons gamma. Ils enregistrèrent alors une première maquette au Magasin 4 en juillet 99 ("Kings of the night") oú percent les influences de Blondie, AC/DC et, oeuf corse, de la bande à Iggy. Le gros type vert en guenilles sortira du studio Panoramix pour, en première mondiale exclusive, venir foutre le boxie à la Zone. Ça promet de swinguer rude. Prière d'enfiler ses chaussons de rock'n'roll, d'autant que les zincroyables Bron et Dédé, moins bien connus sous le nom de Cyclops Revolution dj's, cuiront la crêpe de l'autre côté du discobar de façon à éliminer sainement et sportivement l'excès de gras de bar.
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